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12 propositions de l'ICEM pour l'école de demain |
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Mardi, 07 Avril 2009 08:36 |
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« Tourmenté par les remords de n’avoir pas fait ce que nous aurions pu faire, nous aurions pu faire quelque chose de plus, mieux nous organiser. » Primo Levi, Conversations et entretiens, Éd. R. Laffont, 1998, p 215. Les réformes scolaires qui sont engagées ne nous conviennent pas. Nous pensons qu’elles vont à l’encontre d’une éducation équitable et émancipatrice. Pourtant, si lutter contre est indispensable, c’est insuffisant parce qu’on ne se satisfait pas de ce qui existe. C’est pour cela, qu’au-delà du devoir de contestation de ce que l’on nous demande d’accepter, nous formulons une série de 12 propositions pour l’école à venir. Ces propositions, sans véritable hiérarchie, tendent à faire de cette institution de la République, un organe fort en matière d’éducation, d’instruction, de formation du citoyen, de respect, de tolérance et de solidarité, le tout dans une logique qui verraient tous les enfants en profiter, quelles que soient leurs différences. De manière à ce que la vie nous soit douce dans le futur …
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Contre le libéralisme autoritaire, refonder le service public d’éducation |
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Vendredi, 03 Avril 2009 08:27 |
On connaît les principales mesures venues, depuis plus d’un an, mettre à mal l’institution scolaire française : nouveaux programmes de l’école primaire qui, au prétexte de renforcer les « apprentissages fondamentaux », font de l’élève une « machine à exercices » et privent les enfants défavorisés de l’accès à la signification des tâches et de la culture scolaires…
disparition programmée des RASED qui pouvaient apporter aux élèves en grande difficulté des aides adaptées…
suppression des cours le samedi matin au détriment des équilibres de vie des enfants…
mise en place d’évaluations systématiques, sans justification pédagogique, simplement pour fournir des indicateurs à des parents réduits au statut de « clients »…
disparition progressive de la carte scolaire avec la promesse aux familles qu’elles pourront choisir l’école de leurs enfants alors qu’en réalité, ce sont les écoles qui choisiront leurs élèves, creusant ainsi les inégalités…
suppression des aides aux initiatives artistiques et culturelles alors qu’il faudrait, au contraire, les renforcer pour compenser le crétinisme de la télévision et lutter contre la sidération par les jeux vidéos…
disparition de toute véritable formation professionnelle en alternance pour des enseignants condamnés désormais à osciller entre la répression et la dépression…
abandon de toute ambition pour les collèges laissés en jachère alors que beaucoup d’entre eux sont au bord de l’explosion…
traitement méprisant des mouvements d’Éducation populaire et pédagogiques dont certains sont gravement menacés dans leur rôle d’appui à l’institution scolaire… Ces mesures nous sont présentées comme des « réformes », mais je me refuse, pour ma part, à les nommer ainsi. D’une part, parce que cela sous-entendrait qu’il s’agit de « transformations nécessaires » et que ceux qui s’y opposent sont des conservateurs. D’autre part, parce que l’idéologie dominante et la rhétorique gouvernementale présentent toujours ces « réformes » comme inévitables : « Il n’y a pas d’autre solution si nous voulons… que nos enfants sachent lire… qu’on ne gaspille pas nos impôts… que nous tenions notre place dans le monde… etc. ». Or, en réalité, il y a toujours d’autres solutions. Et le rôle des politiques, c’est justement de présenter des scénarios en indiquant les chances et les risques qu’ils comportent, de les référer aux finalités envisagées et aux moyens mobilisables. Télécharger l’ensemble de l’intervention de Philippe Meirieu, faite dans le cadre de l’appel des appels. |
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Le projet de réforme de la formation des maîtres entraînera un dramatique recul pour notre école |
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Vendredi, 20 Février 2009 10:37 |
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Le projet de réforme de la formation des maîtres entraînera un dramatique recul pour notre école publique. Qu'on en juge ! Aujourd'hui, après la licence et une année de préparation du concours, les lauréats ont le statut de professeur stagiaire.
Ils sont rémunérés durant leur cinquième année d'étude et leur formation se déroule en alternance dans des écoles internes d'universités, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et dans des établissements scolaires. C'est ainsi que les futurs professeurs des écoles se voient confier des élèves, en pleine responsabilité, lors de stages occupant un tiers de l'année, dans trois classes différentes.
Ce n'est pas parfait. Cette formation est trop courte, elle souffre d'une insuffisante prise en compte des gestes professionnels, d'une trop faible articulation entre la pratique et les apports qui l'éclairent (savoirs disciplinaires, didactique, pédagogie, psychologie, sociologie, histoire de l'école...). Nous ne nous satisfaisons donc pas du statu quo : il faudrait concevoir une formation professionnelle plus longue, qui donne toute sa place à la formation universitaire et joue à fond la carte de l'alternance.
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La révolution conservatrice dans la formation des enseignants, par Jean Houssaye. |
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Lundi, 16 Février 2009 19:15 |
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Professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Rouen et responsable du laboratoire CIVIIC, Jean Houssaye explique pourquoi la réforme de la formation des enseignants n'est pas seulement anti-pédagogique. C'est surtout une impasse. |
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Intervention de Frédéric Gautreau: L’hétérogénéité dans les écoles rurales : une chance ! |
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Lundi, 16 Février 2009 19:27 |
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Avant que de démarrer, permettez-moi une précision. Il vous a été annoncé une conférence, mais je vais remettre les choses à leur juste place. Ce que je vais dire constituera une simple introduction aux débats que nous allons avoir. Parce que c’est donc court, vous trouverez dans cet exposé introductif des formules quelquefois taillées à la serpe, cela ne vous donnera que mieux l’envie et l’occasion de réagir. Je veux aussi préciser d’où je parle. Je suis instit depuis 1977, l’ai été pendant une vingtaine d’année en classe unique (de la petite section au CM2), ai en ce moment et depuis 7 ans une classe de cycle 2. J’ai aussi enseigné dans des classes à cours unique. Je suis donc un praticien. J’ai participé à la création de ce qui, aujourd’hui, constitue sans doute le plus vieux réseau associatif tri-partite (enseignants, parents, élus) d’écoles rurales : le RERVG . Je pourrais vous en parler mieux si vous le souhaitez au cours de notre conversation. J’ai également participé à la création de la FNER, des CREPSC, d’ADELE. J’ai été organisateur et/ou participants à des colloques nationaux. J’ai aussi publié quelques articles et collaboré à quelques ouvrages. |
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